Paragraphe 1
« Alésia? Connais pas ! » avait coutume de répéter Abraracourcix, chef gaulois du village d’Astérix, comme pour effacer de sa mémoire la capitulation de Vercingétorix* face à Jules César. C’est exactement le contraire qu’ambitionnent de faire les promoteurs du MuséoParc Alésia, qui ouvrira ses portes en 2011. Leur but : réactiver le souvenir de cet événement qui se déroula en 52 avant Jésus-Christ, sur le Mont Auxois, et le mettre à la portée du plus grand nombre. C’est un événement d’ampleur européenne dont le potentiel touristique est considérable. « Actuellement, explique Claude Grapin, chargé de l’aménagement du futur musée, il n’y a pas encore grand-chose à voir. »
* Vercingétorix = un des premiers chefs gaulois
Paragraphe 2
Bientôt, cependant, une sorte de Futuroscope consacré à la Gaule comblera ce manque, en proposant une expérience qui associe activités interactives, parcours découvertes pour VTT, jeux pour enfants et histoire de France. Les visiteurs apprendront comment, pendant la guerre des Gaules, qui dura sept ans, les peuples gaulois s’unirent, donnant ainsi naissance au premier sentiment national français – du moins selon la légende entretenue par les manuels scolaires de Jules Ferry, rédigés après la défaite française de 1870 face aux Allemands.
Paragraphe 3
« Les Romains en Gaule, c’était un peu comme les Américains en Irak : une redoutable machine de guerre », raconte Claude Grapin. « Après un siège qui avait duré seulement trois jours, Vercingétorix a compris qu’il était piégé et a jeté ses armes aux pieds du général romain. La Gaule était vaincue. »
Paragraphe 4
Claude Grapin sait qu’il devra travailler jour et nuit. Mais il ne s’en plaint pas. « C’est une aventure épuisante, mais tellement passionnante. Dans ce métier, quoi qu’on fasse, ça se voit... » Claude Grapin est conscient de vivre une expérience rare.