OCR French A2 Level (2009)

Tâche 6 - Racisme à la française.

Exercice de lecture.
Paragraphes 2 - 3 --> Choisissez la meilleure réponse aux questions suivantes qui se rapportent à TOUT le texte de ces deux paragraphes.

Racisme à la française

Au nom de l’intégration, la République aime célébrer les Zidane, les Adjani, les quelques enfants d’immigrés parvenus à la gloire, et préfère se voiler la face devant les injustices dont souffrent quotidiennement la plupart des étrangers et des Français qui ne sont pas « de souche ». Aujourd’hui, grâce au combat de nombreuses associations, de SOSRacisme, de la Ligue des Droits de l’Homme, on commence à entendre la voix de ceux qui veulent, parce que c’est leur droit, réussir à l’école, travailler en paix, se loger décemment et ne plus subir régulièrement les contrôles policiers.
Moussa Slomani est las des petits boulots. Un jour, à la télévision, ce Français de 31 ans issu de l’immigration tombe sur une pub de la SNCF qui propose 2 500 emplois. Il adresse un CV complet à la direction de l’entreprise. Il précise même qu’il est atteint d’un léger handicap. Réponse négative. Moussa retourne à l’ANPE*, et regarde un jeune homme qui, près de lui, remplit des papiers pour la même annonce. Le jeune homme se prénomme David. De retour chez lui, Moussa reprend son CV, change son prénom, s’appelle David, et renvoie le tout à la SNCF. Deux jours plus tard, il reçoit une demande de complément d’informations. Puis, très rapidement, arrive un courrier avec plusieurs propositions dans des services différents.
Dans ce grand marché de la discrimination, les entreprises publiques jouent-elles le jeu de l’égalité républicaine ? Quand on interroge la SNCF sur le cas de Moussa – en parlant simplement de discrimination à l’embauche – un porte-parole répond : « Nous rappelons régulièrement à nos directions régionales qu’elles doivent traiter de la même manière les Français de souche et les Français issus de l’immigration. »
*ANPE – Agence Nationale Pour l’Emploi
Adapted from Racisme à la Française, © Le Nouvel Observateur, 1992