Maria Martins, athlète |
| Maria Martins sort une lettre de son ancien professeur de gymnastique, Philippe Battist. « II m'a vue à la télé, aux Championnats du monde, et m’a écrit pour me féliciter. » Ce prof lui a donné le goût du sport. « Tu es surdouée, lui a-t-il dit, il faut t'entraîner, tu peux devenir une championne. » |
| Au collège, son prof de gym décide de l'inscrire dans une école de sports-études. En 1993 elle devient championne de France junior du 1 500 m. « Mais je n’étais pas bien mentalement. Je ne croyais pas en moi. » |
| Elle quitte l’école. Elle court encore un peu pendant deux ans. En 1996 son fils Christophe est né. « Là, j’ai tout arrêté. Je suis devenue mère au foyer. Après quelques mois, m'occuper de mon fils ne prenait plus tout mon temps, alors je regardais la télévision à longueur de journée. Je n’étais pas heureuse. » |
| Son entraîneur essaie de l’encourager. « II a eu de la patience et j’ai fini par le croire. » Dès qu’elle reprend l’entraînement, elle retrouve un très bon niveau. « Je m’entraînais juste deux ou trois fois par semaine, parce que j’avais de longs horaires et que je m’occupais de mon fils. Et je gagnais des courses. » |
| Dans son appartement, Maria n’a plus assez de place pour mettre toutes les coupes des courses qu’elle a gagnées. Son rêve serait de devenir entraîneuse, de pousser à son tour des jeunes filles à courir, de leur donner cette confiance qui, elle le sait maintenant, est la clef du succès. |
| Adapted from Maria Martins Athlete, Annick Le Flochmoan, © Elle, 19/09/2003, p123-124 |